Au XIXe siècle, la légende de la galipote sévissait dans nos campagnes. On dit de cette dernière qu’elle aurait pu faire disparaître la seule distraction des villageois : la veillée. En effet, depuis de nombreux mois, une rumeur insistante effrayait nos paysans. Rumeur, légende ou pur fruit de l’imagination… seul fait certain, la galipote apeurait nos campagnards.

Mais qui était-elle donc ? Les anciens ont fini par nous narrer la légende…

Lors des veillées, chacun s’affairait à sa tâche. Les plus anciens racontaient aux plus jeunes des histoires. Les maîtresses de maison préparaient des gâteaux et les hommes partageaient les potins du village. Chacun se plaisait à argumenter le qu’en-dira-t-on. Puis, à la fin de la soirée, tous trinquaient au bon moment passé. Le temps était venu pour nos villageois de rentrer dans leurs demeures. C’est à ce moment-là qu’intervenait la galipote. Elle s’attaquait souvent à ceux qui avaient été les plus médisants durant la veillée. La légende raconte que la galipote était l’incarnation du diable qui se transformait en loup blanc et dévorait nos villageois. Aujourd’hui, la galipote ne sévit plus, les loups non plus d’ailleurs, et les veillées se font très rares.

Seuls d’irréductibles Ardinois s’attachent tous les ans au mois de mai, à faire renaître la légende…

La légende de la Galipote
La foule des Galipotes
Une marche nocturne pour le retour des Galipotes

Au fil du temps, les veillées se firent plus rares, et les croyances perdaient de leur superbe. Pourtant à Ardin, au début des années 1990, plusieurs témoins auraient aperçu furtivement, la nuit, une créature blanche. La galipote serait-elle revenue ?

Un collectif d’ardinois décida alors de partir à sa recherche pour la capturer et mieux comprendre cette bête terrifiante.

Pour convaincre des citoyens d’ici et d’ailleurs à la recherche de fortes émotions, il fut donc convenu d’organiser une marche et de proposer aux marcheurs d’une nuit de mai, un repas salutaire à étapes, servi par des bénévoles dont le dévouement a été et reste incommensurable.

En 1997 est ainsi créée la 1ère Marche des Galipotes.

970 marcheurs font le déplacement, et les bénévoles de l’Espoir Sportif d’Ardin assurent l’intendance et l’animation. Mais personne n’a réussi à capturer la galipote. Une nouvelle édition est alors prévue chaque année en mai pour tenter de traquer ce drôle de fantôme devenu sympathique auprès d’un public toujours plus nombreux.

Avec jusqu’à 3 000 marcheurs chaque édition et 200 bénévoles à l’organisation, la marche des Galipotes est devenue aujourd’hui la plus importante randonnée nocturne gourmande des Deux-Sèvres.